12/10/2010

Note à Madame Catherine Fonck

Copie de la note que j'adresse à Madame la Ministre Catherine Fonck, suite à son intention de relancer le débat sur la rémunération des parlementaires:

Madame la Ministre,
 
c'est avec soulagement que j'apprends dans la presse que vous souhaitez relancer le débat sur le revenu des députés. ( texte en bas de page )
 
C'est un bon début, mais je pense qu'il est possible d'aller beaucoup plus loin pour faire de vraies économies, dans le strict respect de l'argent public.
 
1) ne perdons pas de vue que l'activité politique doit avant tout être considérée comme une activité civique volontaire, dédommagée et non comme un moyen de s'enrichir. La création d'un patrimoine ou d'une fortune doit être essentiellement le fait d'une profession privée, loin de l'utilisation de l'argent public. La partie non obligatoire des prestations des députés doit être considérée comme un don volontaire de temps, assimilables aux loisirs que nécessite une passion, comme d'autres font de la voile ou du  billard... . L'activité politique doit être considérée comme un service rendu à la collectivité, non comme une recherche du pouvoir personnel ou d'un groupement. Nombres d'activités non obligatoires des députés peuvent parfaitement être exercées par des membres de leur parti.
Toute autre motivation relève de l'immoralité pure et simple.
 
2) soyons réaliste: l'indemnité parlementaire constitue  déjà à elle seule un revenu confortable, surtout que l'activité parlementaire obligatoire permet d'exercer à temps partiel sa profession de base. ( plus du double du salaire net d'un enseignant 20 ans de carrière ). D'autres personnes, qui se sont vouées également au service de la collectivité, dès le stade de leurs études,  gagnent nettement moins quand leur activité n'est pas bénévole ( infirmiers, instituteurs, pompiers, policiers, assistants sociaux M/F ). Il n'appartient pas non plus à la nation de compenser de couteux frais de campagne électorale ou de notoriété.
 
3) l'effort doit porter aussi sur les pension, qui grèvent dramatiquement le coût des 2 assemblées: la pension des députés, sénateurs, ministres et fonctionnaires devrait être plafonné  à 4000 euros nets par mois et par ménage, 3000 pour un isolé ce qui représente pour un couple de pensionnés, qui a payé sa maison et n'a plus d'enfants aux études l'équivalent d'un double salaire d'enseignant. Quand je parle de plafonner, le système que je propose est le suivant: supposons que les pension cumulées privées ou de fonctionnaire de Monsieur soit A, celle de Madame soit B. En aucun cas la pension versée par le parlement ne pourrait excéder 4000 - ( A+B ) ou 3000 - A ou B pour les isolés.
 
4) cumul: l'occasion rêvée d'augmenter l'emploi. En fait, les fonctions cumulées ne devraient en aucun cas permettre de dépasser l' I.P. Donc, un député devrait démissioner de tous ses mandats publics ( bourgmestre, conseiller de CPAS, administrateur d'entreprise publique ou d'intercommunale, etc..) et ses mandats distribués à des chômeurs. Après analyse des 936 pages de la liste des mandats de nos élus, j'ai estimé cette
stratégie à une création de 500 à 2000 emplois " corrects ". D'où importante économie sur les budgets chomage . De nombreux chomeurs sont capables d'occuper ces postes ( cadres bancaires licienciés, ancien ingénieurs, etc ). De plus, la plupart de  ces postes sont accessibles à des chomeurs agés unilingues ! Libre à eux de s'inscrire au parti qu'ils représenteraient. 
 
5) le salaire des ministres reste bien entendu un salaire de cadre supérieur qui ne compte pas ses heures, à la stabilité d'emploi non garantie.
 
Cette manière de voir aurait l'avantage de réserver la politique aux vrais passionnés désireux de servir la communauté.
 
A votre disposition pour éclaircir ces propos, je vous prie d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de mes sentiments les plus respectueux.