C'est une étude étonnante du Parti du Travail de Belgique qui risque d'heurter plus d'une âme sensible. Après avoir démontré l’an passé que la filiale financière d’Arcelor-Mittal avait payé 496€ d’impôt en 2009 sur un bénéfice de 1,288 milliard d'euros, le service d’étude du PTB publie une nouvelle radiographie fiscale des principales filiales du groupe en Belgique.

Le constat interpelle. On y découvre notamment que la filiale financière d’Arcelor Mittal, Arcelor Mittal and Finance Belgium, n'a pas payé un copec d'impôt sur les 1,39 milliards d’euros de bénéfice engrengé en 2010. Soit 496 euros en moins que l’année passée.

Le service d’étude du PTB a aussi examiné les comptes du site sidérurgique liégeois menacé de fermeture, c'est-à-dire la phase à chaud liégeoise, filiale appelée Arcelor Mittal Liege Upstream. Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB : « Arcelor Mittal Liege Upstream a enregistré un bénéfice de 35 millions d’euros. Ce qui démontre bien que si Monsieur Mittal décide de fermer les sites liégeois, ce n’est pas parce que Liège ne rapporte pas, mais parce que Liège ne rapporte pas assez. Mais surtout ArcelorMittal Liège Upstream n'a payé un impôt que de 936 euros, soit un taux d’imposition de 0.000026 % ».

Et le porte-parole du parti de gauche de conclure : « Les autorités publiques se sont mis à plat ventre devant Mittal et lui ont offert des cadeaux fiscaux à n’en plus finir. Et ce, sans aucune garantie d’emploi. Il est grand temps que les autorités réclament leur dû afin de pouvoir investir cet argent dans un projet de sidérurgie publique. Ils ont bien pu le faire en 24 heures pour Dexia, pourquoi ne serait-ce pas possible pour la sidérurgie ? ».

fin de citation.

Et le fond du fond du problème, c'est qu'en laissant tout cet argent aux capitalistes:

1) nous finançons la délocalisation de la production industrielle

2) nous leur donnons ce qu'il y a de plus dangereux: le pouvoir !

Au fait, comment font-ils ? Nous aimerions bien faire pareil !

1 milliard d'euros de bénéfice, c'est le coût salarial de 20.000 personnes ! ( pas le coût réel, car chaque poste de travail à un coût structurel: amortissement machine et batiments, énergie, etc...)