28/11/2011

Pas de censure en Belgique ?

D'aucuns voudraient nous faire croire que la vieille pratique de la censure n'a plus cours en Belgique. Nous nous permettons d'en douter.

En réaction à l'article de Lavenir.net qui annonçait que les négociateurs allaient aborder le sujet du droit d'asile et de l'immigration, sujet délicat, nous en convenons., notre fidèle lectrice Laurie Dubois avait publié à 15h41 (heureusement pour l'objectivité et le suivi notre lectrice prend la précaution de faire des back up de toutes ses interventions )

" Au lieu de prôner l'accélération du traitement des dossiers ( on pourrait certes créer des emplois pour le faire, mais bon...) on devrait plutôt instaurer l'analyse préalable du dossier en ambassade: au moins ces pauvres gens seraient au chaud, chez eux, près de leur famille, sans revendre leur maison au lieu de payer des fortunes à des passeurs inutiles et sans scrupules. L'économie chez nous serait importante et l'éventuelle procédure de retour ultra-rapide: pas de dossier en règle: adieu ( autorisation définitivement retirée avec enregistrement des données biométriques). Quant à l'immigration a quoi servirait-elle: les patrons ne veulent déjà pas donner de travail à nos 500.000 chômeurs, prépensionnés valides, indépendants en difficulté. ( Il n'y en a que pour les jeunes ''subsidiés'' )"

Rien de bien terrible nous en convenons.

Toujours est-il que à 16h30, l'Avenir avait supprimé le forum en entier ( qui, reconnaissons le comportait des réactions franchement radicales, mais notre propos n'est-il pas de relayer les opinions de la population ? )

Lavenir tenterait-il de faire accroire à ses lecteurs que son lectorat est favorable à l'opinion politiquement correcte ?

C'est grave et malhonnête !



15/11/2011

Prix du mazout encore en hausse

Nous reproduisons l'intervention pertinente d'une de nos fidèles lectrice, Madame Laurie Dubois sur un site d'actualité, à propos de la hausse des prix du mazout de chauffage.

 

Pour frapper les esprit: 36 francs du litre ! Je ne partage pas les souvenirs de Mr Montjoie, mais je me souviens quand même de 12,50/litre du côté de 1990. Ca fait 300 %, alors que sur la même période l'index ( le vrai, pas l'indice santé ) a progressé de maximum 65 %. Ajoutons à cela l'eau, les logements, les voitures...Comme le dit bien www.democratie.be.ma , la perception (autrement dit: la souffrance) de la hausse des prix n'est pas la même pour Albert Frere que pour la réassortisseuse mi-temps du Mestdagh de Gerpinnes Bultia. Cette dernière se fiche de la hausse du prix du Chateau Cheval Blanc et du caviar. 300 % de hausse sur 165 d'index, ça fait une hausse réelle de 182 %. Même en isolant, changeant nos chaudières et nos habitudes, consommer 45 % de mazout en moins n'est pas possible. Une baisse de la TVA à 6 % atténuerait la hausse réelle à 158 %. Perte pour l'état, certes, mais qui pourrait peut être compensée par le passage à 7 % de la TVA sur les travaux de rénovation.

Nous rejoignons l'avis de cette dame: une hausse de 1% de la TVA ne devrait pas affecter la consommation dans ce secteur, ni augmenter notablement la part prétendue du "noir" dans ce secteur. ( proportion largement surévaluée par les syndicats )

Nous soutenons à nouveau la thèse qu'il faut un index par tranche: voir nos articles précédents.

07/11/2011

Réformer l'index ? Peut être, mais comment ?

Ca y est, la FEB nous remet le couvert avec l'antienne de l'index de la nuisibilité de l'indexation automatique des salaires en Belgique.

Que ce soit ferme et définitif: pas question de toucher à cette indexation ! Imaginez une seconde que vous deviez payer le salaire de vos employés à nature, ce qui se faisiait en Egypte ancienne et se fait toujours partiellement pour les concierges.

Un appartement, 1500 litres de mazout, 4000 KWh d'électricité, 104 ou 156 pains, 52 kilos de boeuf, 52 kilos de porc, 52 poulets....  . Pourriez vous revoir votre contrat ? Non, n'est ce pas !

Mis à part le fait que nous exigeons du gouvernement qu'il s'attaque à la RACINE du mal: prix de l'immobilier ( 1/3 à 1/2 de nos revenus professionnels ) qui ont triplé voire quintuplé en 20 ans ( quand les salaires n'évoluaient que de 85 % ), énergie qui augmente, eau qui a été grevée d'une taxe d'épuration de 1,54 €/m³, véhicules obligatoirement plus équipés donc plus chers ( injection électronique, pot à catalyseur, air bag , etc...) une adaptation de l'index est peut être possible.

En effet, les chômeurs seront très peu affectés par le décuplement du prix du caviar....

Notre salaire est censé nous permettre de vivre.

Mais nous vivons tous de manière différentes, mais nous sommes classables en plusieurs catégories.

Certains parviennent difficilement à boucler leur année avec 2000 euros net/mois pour un ménage 2 + 2. Pour ceux là, rien qu'ajuster les salaires selon le tristement célèbre indice "santé" ne suffit pas: plus de 600 euros/mois de loyer ou de prêt, 3 à 4000/ an euros d'énergie, 450 euros/ an  d'eau. le moindre ajustement de certains prix fait très mal: difficile d'épargmer pour un minerval, impossible de financer un kot, impossible de rouler dans une voiture neuve, et si vous achetez une petite voiture d'occasion, bonjour la fameuse taxe carbone ( 1000 euros pour une Fiat 600 de plus de 10 ans )

D'autres genre magistrat marié à une enseignante du secondaire supérieur peuvent facilement mettre de l'argent de côté en payant une maison neuve, l'assurance omnium de la BMW, les études des enfants.

D'ou l'idée de créer plusieurs classes d'index:

- l'index des pauvres, basé sur les loyers de petits logements, une forte part de coût d'énergie

- l'index des riches ou le prix des logements serait moins important, mais où l'évolution des produits de luxe, le prix des assurances , certains services serait plus important.

4 catégories pourraient ainsi voir le jour pour l'adaptation des salaires.

Le calcul n'est pas plus compliqué: le travail d'acquisition des données reste le même: le reste est l'affaire d'un bon tableau Excel ( pardon: openoffice calc, histoire de faire baisser les coûts ) ou les coefficients varient d'une colonne à l'autre.

J'ai dit les coefficients, mais c'est erroné: il faut également arrêter de dire: Ah , logement 1/3, mazout 20 %, etc, mais plutôt calculer des valeurs absolues de " panier de la ménagère": Un loyer d'habitation type, 300 Kwh, 12 pains, 2 kg de pâtes, 2 visites de médecin, etc...pour obtenir un total que l'on comparera à un index de base.

Ces quantités varieraient en fonction des catégories

Ce système serait bien sûr tout aussi faux que l'ancien système mais offrirait l'immense avantage de mesurer le ressenti de la conjoncture sur les budgets les plus modestes

Un calcul intéressant serait de publier pour chaque catégories l'influence de l'index sur le coût salarial total ( le vrai, celui que paie le patron ). Parce que, n'oublions pas: ce qui gêne notre patronat, c'est notre brut. Notre net, au contraire nous permet d'être son client...

Ceci devrait aller de pair avec un coût plus élevé pour les tous petits salaires, de manière à encourager le patronat à engager les gens " sérieusement" au lieu de leur permettre de jouer avec les mi-temps, les jobs étudiants, les plans Activa, etc...