28/06/2015

DSK s'exprime sur la dette grecque !

En voila qui ferait rire plus d'un ! Mais rappelons que Monsieur Dominique Strauss Kahn était quand même directeur du FMI avant qu'une manoeuvre crapuleuse des services secrets américains ** ( pour faire plaisir à son rival aux élections présidentielles, Nicolas Sarkozy, probablement en remerciement de l'intervention en Lybie ) ne l'en évince, professeur d'université ( économie), ancien ministre de l'économie, ancien candidat à la présidence de la république.

On peut donc supposer qu'il est au moins aussi compétent que les autres négociateurs, avec l'avantage qu'il n'est actuellement à la solde d'aucun état engagé dans la négociation.

Voici son opinion sur l'état actuel de la situation: ( Le Soir 28/06/2015 )

L’ancien directeur du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn qui était aux commandes au début de la crise grecque est sorti samedi de son silence pour appeler les Européens à accepter une suspension temporaire des paiements d’Athènes.

 

L’ancien ministre français des Finances fait cette proposition dans une déclaration de trois pages en anglais et en français, intitulée « Apprendre de ses erreurs  » et postée par l’intermédiaire de son compte Twitter, alors que la Grèce n’a jamais été aussi proche du défaut de paiement depuis la rupture des négociations samedi avec ses partenaires de la zone euro.

suggère que «  la Grèce ne reçoive plus aucun financement nouveau de la part de l’Union européenne comme du FMI mais qu’elle bénéficie d’une très large extension de la maturité et même d’une réduction nominale massive de sa dette à l’égard des institutions publiques ».

Les pays européens se sont toujours opposés à un tel allégement de la dette grecque qu’ils détiennent.

 

« Cela libérera la Grèce de toutes ses obligations envers le secteur officiel (institutions officielles) pour les deux prochaines années », poursuit celui qui avait participé aux premières discussions sur les risques liés à la colossale dette grecque (180 % du PIB aujourd’hui) à partir de 2010.

 

«  Cela laissera le pays dans une contrainte budgétaire difficile puisqu’il ne pourra pas emprunter sur les marchés, ne recevra plus de ressources de l’UE ou du FMI et devra donc équilibrer son budget tout seul », argumente encore M. Strauss-Kahn.

 

Évoquant des « choix budgétaires difficiles » pour les Grecs, il cite la réforme fiscale, une bataille « contre l’oligarchie, les intérêts privés et la lourdeur de l’appareil de l’État  ». Ils feront ces choix « eux-mêmes », sans contrainte venue de l’extérieur, insiste-t-il.

 

Si cette idée fonctionne, la Grèce pourrait alors devenir « éligible à des effacements progressifs de sa dette », précise l’ancien directeur du FMI pour qui «  seule la dizaine de milliards prévus pour la recapitalisation du système bancaire devraient être versée pour permettre à la banque centrale européenne » de poursuivre son programme d’aide d’urgence.

 

«  Il n’est pas sûr que cela marche », reconnaît M. Strauss-Kahn, appelant les autorités grecques au courage et à l’indépendance.

 

Dans son texte, il critique à plusieurs reprises le caractère « inepte » ou « désastreux » des « ajustements budgétaires sévères » qui ont été la règle dans la zone euro dans la foulée de la crise.

 

Pour lui, « nous nous complaisons à répéter les mêmes erreurs ». « Forcer le gouvernement grec à céder créerait un précédent tragique pour la démocratie européenne et pourrait mettre en marche une réaction en chaîne incontrôlable », estime-t-il.

Nous rejoignons dans l'ensemble son opinion. Il est un fait que les négociateurs de l'Union Européenne s'acharnent à faire tomber le gouvernement Tsipras en préférant accélérer sa chute en exigeant des sacrifices insensés basés sur les faibles recettes actuelles, plutôt que de laisser ce gouvernement mettre en place de nouvelles recettes équitablement réparties sur les citoyens aisés . Et aussi lutter contre la fraude fiscale, qui fait figure d'art national en Grèce. Et ce dans un seul but: se débarasser d'un gouvernement démocratique, au grand bénéfices des intérêts capitalistes.

** manœuvre d'autant plus crapuleuse qu'elle l'a atteint non seulement dans sa profession et réduit au chômage, mais en plus dans son patrimoine vu les dédommagements et frais d'avocats exorbitants qu'il a dû supporter. Démocratie Nouvelle ne se contentera jamais de la vérité judiciaire d'une telle affaire étant nous même parfaitement au fait des possibilités de manipulation de l'horloge d'un système de vidéo surveillance. Pour madame Diallo, "victime" émigrée de fraîche date, le choix était simple: être mise à la porte et renvoyée dans son pays ou la collaboration assortie d'une confortable indemnité.

Nous n'affirmerons jamais que Monsieur Strauss Kahn soit un enfant de choeur, loin s'en faut. Mais il est flagrant que cette affaire habilement montée était l'occasion rêvée de se débarrasser sans débat, sans révélations compromettante, sans indemnités, d'un directeur du FMI qui devenait gênant, ainsi que d'un candidat extrêmement gênant pour l'élection présidentielle.

 

 

 

 

 

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