18/10/2015

Hommage aux braconniers de l'info

A lire:

 

Il y a les articles grandiloquents de la Constitution sur la liberté de la presse. Et puis il y a les directives, les règlements, les pratiques, bref les détails. Mais en démocratie, le diable se niche souvent dans les détails. Comme dans cette directive sur le « secret des affaires », concoctée par les juristes de la Commission européenne. Elle relève de cette catégorie de textes apparemment inoffensifs et vertueux qui, en prétendant protéger des droits légitimes, met en danger des droits essentiels.
Aux termes de cette directive aux définitions trop vagues, les entreprises pourraient poursuivre en justice tout qui fouinerait dans leurs dossiers noirs, révélerait leurs plans sociaux ou dévoilerait leurs alchimies douteuses. En d’autres termes, selon ses détracteurs, cette directive risque d’amener des rédactions ou des associations citoyennes à s’abstenir d’informer sur les « affaires » et le monde des affaires, de peur que la justice ne fasse leur affaire. La crainte des procès en diffamation, du coût des procédures et, en cas de condamnation, du montant des sommes exigées « en réparation du dommage subi », constitue en effet, bien plus que le pouvoir d’Etat, une des principales formes de censure qui pèsent aujourd’hui sur la presse des pays démocratiques.

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http://blog.lesoir.be/lalibertesinonrien/2015/10/18/hommage-aux-braconniers-de-linfo/

 

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