29/04/2016

Aligner le régime des pensions sur celui des parlementaires

Merci à Raoul Heddebouw, le seul parlementaire du PTB pour la pertinence de sa remarque:

on veut revoir notre régime de pension ( 67 ans,42 ans de carrière, etc...), mais on néglige soigneusement de revoir celui des politiciens: Pour votre édification, voici à quel enseigne sont logés nos excellences:

Pour rappeler que le gouvernement a «oublié» de revoir le régime des pensions des parlementaires, le PTB propose de… le généraliser.

L’amendement déposé hier à la chambre par le PTB n’avait évidemment aucune chance de passer. Aligner l’âge de la pension pour les travailleurs du privé comme du public sur celui des parlementaires, c’était jouer la provoc’. Et le moyen choisi par le parti de gauche pour remettre – un peu – sur le devant de la scène la particularité du système de pension des parlementaires. Que le gouvernement, dans sa grande réforme du système des retraites a oublié d’inclure…

C’est que, explique le PTB en s’appuyant sur un travail réalisé par son service d’études, les parlementaires sont loin d’être logés à la même enseigne que les futurs retraités du privé et de la fonction publique.

Le facteur et le parlementaire

Alors que le commun des travailleurs pourra décrocher à 65 ans (67 en 2030), «les parlementaires qui siégeaient avant le 1er juin 2014 peuvent toujours prendre leur pension à 55 ans et leur pension anticipée à 52, sans la moindre condition de carrière», indique le PTB. Qui rappelle que, pourtant, en juillet 2015 le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA), avait annoncé qu’on allait «restreindre les conditions de pension des parlementaires». Rien n’a donc été fait…

Et Peter Mertens, le président du PTB, d’enfoncer le clou en comparant l’allocation de pension que percevra un facteur avec les 4 250€ que toucheront des ministres comme Kris Peeters, Jan Jambon et Daniel Bacquelaine. «Et ces mêmes ministres viennent de décider que, désormais, un facteur devrait se débrouiller avec une pension de 1215 euros par mois. Si travailler plus longtemps n’est pas faisable pour les parlementaires, par conséquent, cela ne l’est pas pour les travailleurs de notre pays non plus», assène Peter Mertens. Qui rappelle que la Chambre va voter d’ici peu de nouvelles mesures qui vont détricoter la pension des fonctionnaires.

Le PTB rappelle enfin que les parlementaires continuent à jouir d’autres «petits» avantages dans leur régime de pension. Ainsi, il n’y a pas de condition de carrière pour une pension anticipée: «Un député peut la demander, indépendamment du nombre d’années de service (un fonctionnaire, un salarié ou un indépendant doit avoir travaillé 42 ans pour pouvoir prendre sa pension anticipée à 63 ans).» Quant à la pension de survie, rappelle encore le PTB, elle est accordée à tous les conjoints survivants d’un parlementaire, sans âge minimal alors que le conjoint d’un fonctionnaire, d’un salarié ou d’un indépendant doit avoir 55 ans au moins.

Au vu de ces conditions, au référendum populaire, l’amendement déposé hier a toutes les chances de passer. Hier dans l’hémicycle de la chambre, il n’en avait aucune. Mais dans le contexte social chahuté qui s’annonce dans les prochaines semaines, il a sans doute augmenté le capital sympathie du PTB dans les rangs des futurs manifestants.

référence de l'article:

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20160428_00818890/et-si-on-l-alignait-sur-celle-des-parlementaires?utm_source=lavenir&utm_medium=newsletter&utm_campaign=flash&utm_content=general-news&M_BT=6356229414

NDLR: ce n'est pas parce que nous trouvons une idée de tel ou tel parti "bonne" ou pertinente que nous adhérons à son idéologie. Nous sommes démocrates, mais ni collectivistes, ni libéraux: prenons dans chaque idéologie ce qu'elle a d'efficace et favorable au sort d'une majorité de la population !

 

12/10/2010

Note à Madame Catherine Fonck

Copie de la note que j'adresse à Madame la Ministre Catherine Fonck, suite à son intention de relancer le débat sur la rémunération des parlementaires:

Madame la Ministre,
 
c'est avec soulagement que j'apprends dans la presse que vous souhaitez relancer le débat sur le revenu des députés. ( texte en bas de page )
 
C'est un bon début, mais je pense qu'il est possible d'aller beaucoup plus loin pour faire de vraies économies, dans le strict respect de l'argent public.
 
1) ne perdons pas de vue que l'activité politique doit avant tout être considérée comme une activité civique volontaire, dédommagée et non comme un moyen de s'enrichir. La création d'un patrimoine ou d'une fortune doit être essentiellement le fait d'une profession privée, loin de l'utilisation de l'argent public. La partie non obligatoire des prestations des députés doit être considérée comme un don volontaire de temps, assimilables aux loisirs que nécessite une passion, comme d'autres font de la voile ou du  billard... . L'activité politique doit être considérée comme un service rendu à la collectivité, non comme une recherche du pouvoir personnel ou d'un groupement. Nombres d'activités non obligatoires des députés peuvent parfaitement être exercées par des membres de leur parti.
Toute autre motivation relève de l'immoralité pure et simple.
 
2) soyons réaliste: l'indemnité parlementaire constitue  déjà à elle seule un revenu confortable, surtout que l'activité parlementaire obligatoire permet d'exercer à temps partiel sa profession de base. ( plus du double du salaire net d'un enseignant 20 ans de carrière ). D'autres personnes, qui se sont vouées également au service de la collectivité, dès le stade de leurs études,  gagnent nettement moins quand leur activité n'est pas bénévole ( infirmiers, instituteurs, pompiers, policiers, assistants sociaux M/F ). Il n'appartient pas non plus à la nation de compenser de couteux frais de campagne électorale ou de notoriété.
 
3) l'effort doit porter aussi sur les pension, qui grèvent dramatiquement le coût des 2 assemblées: la pension des députés, sénateurs, ministres et fonctionnaires devrait être plafonné  à 4000 euros nets par mois et par ménage, 3000 pour un isolé ce qui représente pour un couple de pensionnés, qui a payé sa maison et n'a plus d'enfants aux études l'équivalent d'un double salaire d'enseignant. Quand je parle de plafonner, le système que je propose est le suivant: supposons que les pension cumulées privées ou de fonctionnaire de Monsieur soit A, celle de Madame soit B. En aucun cas la pension versée par le parlement ne pourrait excéder 4000 - ( A+B ) ou 3000 - A ou B pour les isolés.
 
4) cumul: l'occasion rêvée d'augmenter l'emploi. En fait, les fonctions cumulées ne devraient en aucun cas permettre de dépasser l' I.P. Donc, un député devrait démissioner de tous ses mandats publics ( bourgmestre, conseiller de CPAS, administrateur d'entreprise publique ou d'intercommunale, etc..) et ses mandats distribués à des chômeurs. Après analyse des 936 pages de la liste des mandats de nos élus, j'ai estimé cette
stratégie à une création de 500 à 2000 emplois " corrects ". D'où importante économie sur les budgets chomage . De nombreux chomeurs sont capables d'occuper ces postes ( cadres bancaires licienciés, ancien ingénieurs, etc ). De plus, la plupart de  ces postes sont accessibles à des chomeurs agés unilingues ! Libre à eux de s'inscrire au parti qu'ils représenteraient. 
 
5) le salaire des ministres reste bien entendu un salaire de cadre supérieur qui ne compte pas ses heures, à la stabilité d'emploi non garantie.
 
Cette manière de voir aurait l'avantage de réserver la politique aux vrais passionnés désireux de servir la communauté.
 
A votre disposition pour éclaircir ces propos, je vous prie d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de mes sentiments les plus respectueux.