18/01/2013

Aaaah ! nos fameux salaires !

Ca y est, sortis du Minuit Chrétien et du Beau danube bleu de nouvel an, la vieille antienne de l'OCDE et du GOKA, d'Agoria revient:

les salaires minima belges sont trop élevés.

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130117_00256604&saved=1#reageer

ce qui veut dire , que les allocations de chômage le sont aussi: comment convaincre quelqu'un qui survit sans travailler de gagner moins en travaillant ( ceci correspond à une certaine réalité: quand vous faites tous vos comptes ( déplacement, repas, habillement) certains jobs rapportent moins que le chômage. le fils d'un ami a même perdu 60 % de son chômage en acceptant 1 mois d'intérim: motivant, n'est ce pas ? )

Le fond du problème ( combien de fois faudra-t-il le dire ?  ), c'est le brut patronal: pour chaque kopec que nous gagnons, le patron en dépense presque 3 à cause des impôts et des "lois sociales" ( pension, mutuelle, cotisations diverses )

Le salarié mal payé français, tout comme nous a une tranche de revenus imunisée de 6000 euros, et est ensuite taxé à 10 % . Chez nous, c'est tout de suite 25 ! Au Luxembourg, la première tranche immunisée d'impôt est de l'ordre de 10.000 euros ( ce qui fait qu'on y gagne 5000 euros de plus, net  )

Une politique plus drastique de soins médicaux serait à appliquer: sécurité sociales et acteurs médicaux passent leur temps à se faire rouler dans la farine: équipements surfacturés, médicaments trop chers.

Certes, baisser les salaires ferait probablement remonter le taux d'emploi, donc le nombre de cotisants ( entre le coût d'un chômeur et le rapport fiscal/parafiscal d'un travailleur du privé, il y a un solde net pour l'état de 33000 euros/an ) . Nous avons déjà démontré qu'une politique de baisse des prix de l'immobilier, conjuguée à un taux de TVA de 6 % sur l'énergie domestique, l'arrivée de tarifs téléphone/internet/TV "à la française", retour de l'eau à un prix raisonnable pourrait nous permettre de vivre 90 à 100 euros en moins par mois, donc de réclamer 250 à 300 euros/mois en moins à nos patrons.

Certes d'autres politiques doivent être mise en oeuvre en complément

renvoi chez eux des délinquants étrangers

changement de politique en matière d'allocations familiales: encourager les familles de 3 enfants, faciliter l'accès à certaines études supérieures, mais pas subsidier l'augmentation du nombre d'enfants dans les familles pauvres

filtrage préalable en ambassades des soi-disants réfugiés

remplacer la politique d'immigration par une politique d'engagement temporaires de célibataires recrutés largement, par exemple en Asie du sud est.

lissage des courbes barémiques pour favoriser l'embauche de travailleurs âgés

suppression partielle des statuts spéciaux ( Activa, Rosetta, APE, PTP, ETC...) pour favoriser l'emploi des travailleurs âgés.

et bien sûr, distribution de certains mandats publics à des chômeurs qualifiés, en lieu et place du cumul de mandats des élus.

19/11/2012

30.000 emplois dans l'énergie verte.

Difficile de laisser passer le message d'espoir de la fédération patronale Agoria:

http://www.lesoir.be/108444/article/economie/2012-10-29/pr%C3%A8s-30000-emplois-dans-l%E2%80%99%C3%A9nergie-verte#new_reactions

Bien que le chiffre soit franchement exagéré, c'est vrai qu'il y a du pain sur la planche dans les énergies vertes.

Néanmoins, le préalable est et restera toujours le même: nos salaires bruts sont beaucoup trop élevés. Nos salaires nets sont justes suffisants pour survivre dans un pays trop cher, mais les bruts patronaux sont 3 X plus élevés à cause des charges sociales et des impôts.

Depuis 2 ans, nous publions des recettes, dans l'attente que quelqu'un ose les proposer:

- passage à 6 % de la TVA sur l'énergie sur un montant d'environ 2000 euros

- retour au prix de l'eau d'avant 1998

- contrôle des loyers et prix des immeubles, retour aux prix de 1986, ( indexés, quand m^me )

- abonnements télécom " à la française )

- alignement du prix des médicaments sur les prix étrangers les moins chers.

De telles mesures mécontenteraient quelques capitalistes et propriétaires, mais permettraient de réduire nos salaires nets de l'ordre de 90 à 100 €/mois/ménage, soit 200 à 250 euros au niveau du coût patronal réel.

- Diminution des salaires des 50 +, afin de les rendre concurrentiels avec ceux des plus jeunes.

- 42 heures /semaine au prix de 38: une mesure qui ne toucherait pas nos revenus nets.

Certes, nous sommes bien conscients que ces mesures entraîneraient une perte de revenus mommentanée pour l'état, mais rapidement compensée par l'augmentation du nombre de cotisants et la diminution du taux de chômage ( nous avons déjà démontré il y a de nombreux mois, que l'embauche d'un chômeur par une société privée générait un bénéfice de l'ordre de 2000 euros par mois pour l'argent public, ( par rapport à la situation précédente ). Cela sans compter sur l'effet de cercle vertueux qu'entraîne inmanquablement une hausse de l'embauche.

Il ne faudra bien sûr pas être naïf et signifier à la FEB qu'il s'agit d'un donnant-donnant: ou les patron se bougent ou on retourne à la situation précédente.

D'un autre côté, il est temps pour l'état de commencer à taxer les économies d'énergies générées par les technologies modernes: un ménage moyen paie en moyenne 4 à 500 euros de TVA/an  sur l'énergie qu'il consomme. Il n'est pas juste qu'un ménage qui a la chance de pouvoir investir dans les technologies thermiques cesse de cotiser au bien public. ( il y a bien une " taxe compensatoire des accises" sur les véhicules diesel )

D'autre part, si une suppression du régime de TVA diminuée serait une véritable catastrophe sociale ( et fiscale, par l'augmentation drastique du travail clandestin ), une augmentation de ce taux à 7 ou 8 % ne drevrait pas trop ce faire sentir ( à annoncer le lendemain de Batibouw ! )

Mais nous sommes tranquilles: aucun parti n'osera proposer tout ça ! La politique, c'est comme le recrutement de personnel: qui veut, peut !

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20/03/2012

Chiche ???

Rien ne nous est épargné en ce premier jour de Printemps:

Charles Michel qui dit des âneries, comme d'hab: http://www.lesoir.be/actualite/belgique/elections_2010/2012-03-20/charles-michel-plaide-pour-une-baisse-des-impots-de-societes-903786.php

et le FMI qui s'ajoute au concert des gens qui veulent qu'on travaille plus longtemps et qu'on gagne moins, c'est à dire qu'on supprime l'index:

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120320_00134345

L'antienne habituelle quoi.

Combien de fois faudra-t-il que nous disions:

- Les petits salaires sont déjà trop bas, l'index injustement calculé et de toutes façons, les salaires finissent quand même par être ajustés dans les autres pays. A quel prix !. En 20-30 ans , la part de salaire consacrée à l'habitation ( loyer-crédit, eau, énergie, téléphone )d'une famille modeste est passée de 30 à plus de 50 %. Aménageons l'index en plusieurs tranches comme nous l'avons déjà proposé dans ces lignes.

- Travailler plus tard pour augmenter le nombre de cotisants ? Augmenter le nombre de cotisants, c'est à dire:

  - faire participer plus d'entreprise au budget de l'état, car certaines s'en dispensent allégrement.

  - les entreprises veulent de meilleurs taux d'imposition ? Faites votre devoir civique, Mesdames et Messieurs:je vous propose un deal collectif : 0,5 % d'impôts en moins en échange de 10.000 emplois supplémentaires: des vrais, pas des emplois de remplacement, je veux voir les chiffres de l'emploi bouger, avec des CDI full time, 30 % de jeunes, 30 % de 50 +. Ces 0,5 %, on vous les accorde globalement APRES constatations des chiffres, quitte à vous rembourser ! Mais globalement,afin que vous vous exhortiez mutuellement à engager !

  - les intérêts notionnels sont censés vous aider à investir. Oui,gardons les, mais au conditionnel: si vous voulez vos intérêts notionnels, investissez avec de l'emploi à la clé, pas des investissements immmobiliers: des machines, des usines

Voilà, Mesdames et Messieurs les industriels. Nous, pauvres travailleurs nous faisons notre part du boulot: nous payons nos impôts, nous respectons les lois, nous votons pour vos laquais, nous faisons circuler nos idées.  Vous aussi vous profitez de l'état: infrastructures, clients, réservoir de main d'oeuvre, protection de la force publique. A vous maintenant de faire votre devoir civique.

Rendez vous dans 2 ans, Monsieur Charles Michel: 0,5 % d'impôt sur les société en moins par tranche de 10.000 emplois. Chiche ?

 

   

07/11/2011

Réformer l'index ? Peut être, mais comment ?

Ca y est, la FEB nous remet le couvert avec l'antienne de l'index de la nuisibilité de l'indexation automatique des salaires en Belgique.

Que ce soit ferme et définitif: pas question de toucher à cette indexation ! Imaginez une seconde que vous deviez payer le salaire de vos employés à nature, ce qui se faisiait en Egypte ancienne et se fait toujours partiellement pour les concierges.

Un appartement, 1500 litres de mazout, 4000 KWh d'électricité, 104 ou 156 pains, 52 kilos de boeuf, 52 kilos de porc, 52 poulets....  . Pourriez vous revoir votre contrat ? Non, n'est ce pas !

Mis à part le fait que nous exigeons du gouvernement qu'il s'attaque à la RACINE du mal: prix de l'immobilier ( 1/3 à 1/2 de nos revenus professionnels ) qui ont triplé voire quintuplé en 20 ans ( quand les salaires n'évoluaient que de 85 % ), énergie qui augmente, eau qui a été grevée d'une taxe d'épuration de 1,54 €/m³, véhicules obligatoirement plus équipés donc plus chers ( injection électronique, pot à catalyseur, air bag , etc...) une adaptation de l'index est peut être possible.

En effet, les chômeurs seront très peu affectés par le décuplement du prix du caviar....

Notre salaire est censé nous permettre de vivre.

Mais nous vivons tous de manière différentes, mais nous sommes classables en plusieurs catégories.

Certains parviennent difficilement à boucler leur année avec 2000 euros net/mois pour un ménage 2 + 2. Pour ceux là, rien qu'ajuster les salaires selon le tristement célèbre indice "santé" ne suffit pas: plus de 600 euros/mois de loyer ou de prêt, 3 à 4000/ an euros d'énergie, 450 euros/ an  d'eau. le moindre ajustement de certains prix fait très mal: difficile d'épargmer pour un minerval, impossible de financer un kot, impossible de rouler dans une voiture neuve, et si vous achetez une petite voiture d'occasion, bonjour la fameuse taxe carbone ( 1000 euros pour une Fiat 600 de plus de 10 ans )

D'autres genre magistrat marié à une enseignante du secondaire supérieur peuvent facilement mettre de l'argent de côté en payant une maison neuve, l'assurance omnium de la BMW, les études des enfants.

D'ou l'idée de créer plusieurs classes d'index:

- l'index des pauvres, basé sur les loyers de petits logements, une forte part de coût d'énergie

- l'index des riches ou le prix des logements serait moins important, mais où l'évolution des produits de luxe, le prix des assurances , certains services serait plus important.

4 catégories pourraient ainsi voir le jour pour l'adaptation des salaires.

Le calcul n'est pas plus compliqué: le travail d'acquisition des données reste le même: le reste est l'affaire d'un bon tableau Excel ( pardon: openoffice calc, histoire de faire baisser les coûts ) ou les coefficients varient d'une colonne à l'autre.

J'ai dit les coefficients, mais c'est erroné: il faut également arrêter de dire: Ah , logement 1/3, mazout 20 %, etc, mais plutôt calculer des valeurs absolues de " panier de la ménagère": Un loyer d'habitation type, 300 Kwh, 12 pains, 2 kg de pâtes, 2 visites de médecin, etc...pour obtenir un total que l'on comparera à un index de base.

Ces quantités varieraient en fonction des catégories

Ce système serait bien sûr tout aussi faux que l'ancien système mais offrirait l'immense avantage de mesurer le ressenti de la conjoncture sur les budgets les plus modestes

Un calcul intéressant serait de publier pour chaque catégories l'influence de l'index sur le coût salarial total ( le vrai, celui que paie le patron ). Parce que, n'oublions pas: ce qui gêne notre patronat, c'est notre brut. Notre net, au contraire nous permet d'être son client...

Ceci devrait aller de pair avec un coût plus élevé pour les tous petits salaires, de manière à encourager le patronat à engager les gens " sérieusement" au lieu de leur permettre de jouer avec les mi-temps, les jobs étudiants, les plans Activa, etc...

 

 

 

 

 

 

12/10/2010

Note à Madame Catherine Fonck

Copie de la note que j'adresse à Madame la Ministre Catherine Fonck, suite à son intention de relancer le débat sur la rémunération des parlementaires:

Madame la Ministre,
 
c'est avec soulagement que j'apprends dans la presse que vous souhaitez relancer le débat sur le revenu des députés. ( texte en bas de page )
 
C'est un bon début, mais je pense qu'il est possible d'aller beaucoup plus loin pour faire de vraies économies, dans le strict respect de l'argent public.
 
1) ne perdons pas de vue que l'activité politique doit avant tout être considérée comme une activité civique volontaire, dédommagée et non comme un moyen de s'enrichir. La création d'un patrimoine ou d'une fortune doit être essentiellement le fait d'une profession privée, loin de l'utilisation de l'argent public. La partie non obligatoire des prestations des députés doit être considérée comme un don volontaire de temps, assimilables aux loisirs que nécessite une passion, comme d'autres font de la voile ou du  billard... . L'activité politique doit être considérée comme un service rendu à la collectivité, non comme une recherche du pouvoir personnel ou d'un groupement. Nombres d'activités non obligatoires des députés peuvent parfaitement être exercées par des membres de leur parti.
Toute autre motivation relève de l'immoralité pure et simple.
 
2) soyons réaliste: l'indemnité parlementaire constitue  déjà à elle seule un revenu confortable, surtout que l'activité parlementaire obligatoire permet d'exercer à temps partiel sa profession de base. ( plus du double du salaire net d'un enseignant 20 ans de carrière ). D'autres personnes, qui se sont vouées également au service de la collectivité, dès le stade de leurs études,  gagnent nettement moins quand leur activité n'est pas bénévole ( infirmiers, instituteurs, pompiers, policiers, assistants sociaux M/F ). Il n'appartient pas non plus à la nation de compenser de couteux frais de campagne électorale ou de notoriété.
 
3) l'effort doit porter aussi sur les pension, qui grèvent dramatiquement le coût des 2 assemblées: la pension des députés, sénateurs, ministres et fonctionnaires devrait être plafonné  à 4000 euros nets par mois et par ménage, 3000 pour un isolé ce qui représente pour un couple de pensionnés, qui a payé sa maison et n'a plus d'enfants aux études l'équivalent d'un double salaire d'enseignant. Quand je parle de plafonner, le système que je propose est le suivant: supposons que les pension cumulées privées ou de fonctionnaire de Monsieur soit A, celle de Madame soit B. En aucun cas la pension versée par le parlement ne pourrait excéder 4000 - ( A+B ) ou 3000 - A ou B pour les isolés.
 
4) cumul: l'occasion rêvée d'augmenter l'emploi. En fait, les fonctions cumulées ne devraient en aucun cas permettre de dépasser l' I.P. Donc, un député devrait démissioner de tous ses mandats publics ( bourgmestre, conseiller de CPAS, administrateur d'entreprise publique ou d'intercommunale, etc..) et ses mandats distribués à des chômeurs. Après analyse des 936 pages de la liste des mandats de nos élus, j'ai estimé cette
stratégie à une création de 500 à 2000 emplois " corrects ". D'où importante économie sur les budgets chomage . De nombreux chomeurs sont capables d'occuper ces postes ( cadres bancaires licienciés, ancien ingénieurs, etc ). De plus, la plupart de  ces postes sont accessibles à des chomeurs agés unilingues ! Libre à eux de s'inscrire au parti qu'ils représenteraient. 
 
5) le salaire des ministres reste bien entendu un salaire de cadre supérieur qui ne compte pas ses heures, à la stabilité d'emploi non garantie.
 
Cette manière de voir aurait l'avantage de réserver la politique aux vrais passionnés désireux de servir la communauté.
 
A votre disposition pour éclaircir ces propos, je vous prie d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de mes sentiments les plus respectueux.