11/09/2016

La Suisse, laboratoire démocritique

Nous ne résistons pas à la tentation de reproduire un extrait d'un article du Soir, intitulé " la Suisse, laboratoire démocritique" où sont exprimés les délires d'un certain François Cherix, membre du parti socialiste suisse, qui, sentant probablement la dictature des partis autoproclamés démocratiques en danger a publié un livre de mise en garde contre les principes de l'Union Démocratique du Centre, parti de défense des intérêts de la population suisse, étiquetté par certains comme "populiste".

La prose du monsieur vaut la peine:

Le populisme, qui est le moteur de l’UDC, repose sur quelques caractéristiques que Cherix définit clairement :

1. se réclamer du peuple, lequel est pur, propre, juste, sain, innocent, plein de bon sens et donc détenteur de la vérité. Ce peuple idéal s’oppose aux élites, au système en place, lesquels ne peuvent être que corrompus, comploteurs et menteurs.

2. prétendre obsessionnellement que le but premier du mouvement populiste est la défense du peuple contre ces élites et contre les élus, lesquels sont à la solde des élites.

3. faire œuvre de salut public dans une défense du peuple qui relève de la guerre sainte, alors que tous les autres partis ne font que veiller à leurs petits intérêts.

4. se placer au-dessus des lois en raison du caractère sacré de la lutte.

5. compte tenu de l’urgence de la situation, s’octroyer le droit d’adopter des attitudes putschistes.

6. ne pas reculer devant la violence et la brutalité, ne serait-ce qu’à travers les mots, laquelle violence est justifiée par la nécessité de pourfendre le « politiquement correct ».

7. menacer, en agitant les peurs et les fantasmes les plus irrationnels, et désigner des boucs émissaires.

8. amuser et séduire les foules par le rire en se moquant de tout ce qui n’est pas lui.

9. appliquer l’irresponsabilité radicale, puisque le projet populiste n’a aucune exigence de résultat et ne doit jamais rendre de compte. Il est intéressé par une seule chose : le pouvoir.

10. si nécessaire, créer le problème qu’il dénonce.

11. être toujours sur un mode guerrier, jamais en repos.

12. faire unanimement et constamment preuve d’intransigeance et se montrer aussi brutal dans ses fonctionnements internes que dans ses combats publics

l'article complet:

http://www.lesoir.be/1314220/article/debats/chroniques/2016-09-11/suisse-laboratoire-democritique

Certaines de ses affirmations sont strictement risibles et de mauvaises foi, comme par exemple: " Il est intéressé par une seule chose : le pouvoir ". Comme si chez nous les partis qui ont confisqué le pouvoir et les médias étaient intéressés par autre chose, sans parler de l’accaparement des ressources de l'état pour maintenir leur pouvoir et réaliser les objectifs pour lesquels ils sont discrètement rétribués.

En bref, des arguments faciles dans le genre de l'argument de cour de récréation " c'est celui qui le dit, qui l'est ! "

 

24/04/2014

Les suisse veulent fixer le salaire minimum à 3240 euros:

Les suisse veulent fixer le salaire minimum à 3240 euros:

http://www.lefigaro.fr/emploi/2014/04/23/09005-20140423ARTFIG00113-les-suisses-se-prononceront-bientot-sur-un-smic-a-3240-euros.php

L'histoire ne dit pas si c'est du brut ou du  net, quels sont les parts de prélèvement, etc...

Faut dire: les parlementaires belges ont fixé le montant mensuel nécessaire qui permet d'arrêter de travailler à 5 à 6000 euros nets par mois: c'est le montant de l'indemnité qu'ils touchent pour se pointer au parlement 1 ou 2 jours par semaine et participer à quelques séances de commission, ce qui empêche d’exercer une profession.

Curieusement, le montant du chômage est de 800 à 1000 euros nets...

Je ne comprends pas tout, là !

11/06/2013

Exemplaire Suisse, une fois encore !

Exemplaire Suisse, une fois encore avec sa démocratie directe qui permet à des lois d'être votées ou abrogées par la volonté des citoyens, qui sont avouons le quand même mieux placés que les riches politiciens, proie des lobbyistes,  pour savoir ce dont ils ont besoin.

Les Suisses ont voté massivement dimanche en faveur du durcissement de la loi sur l’asile, entrée en vigueur à l’automne dernier et contestée par la gauche et les Eglises.

Ces mesures ont été approuvées par 79% des Suisses, selon une compilation des résultats des cantons du pays, établie par les médias suisses lors de ce dimanche de votations, l’un des quatre dans l’année où les Suisses se rendent aux urnes, conformément à leur système politique de démocratie directe, pour voter sur des sujets d’ordre fédéral, cantonal ou communal.

Ce week-end, deux questions avaient été posées aux électeurs au niveau fédéral: l’approbation ou non de la loi sur le durcissement de l’asile, et l’élection éventuelle des membres du gouvernement par le peuple, et non plus par le Parlement.

Concernant l’élection du gouvernement par le peuple, et non pas par le Parlement, la réforme proposée a été refusée à plus 76% des votants.

Le référendum sur la révision de la loi sur l’asile avait été demandé par un comité réunissant les opposants à la loi, et appelé «Stop exclusion».

Dès l’annonce des résultats, le comité a dénoncé ce «résultat alarmant pour la défense des droits fondamentaux» et regrette «les conséquences néfastes et dans certains cas funestes, qu’il aura pour les demandeurs d’asile et les réfugiés».

«Tant qu’il y aura des conflits et des crises, et que la Suisse sera l’un des pays les plus sûrs et les plus riches au monde, nous aurons à parler d’asile», a encore averti «Stop exclusion», qui n’entend pas baisser les bras.

De son côté, la députée PDC (centre), Anne Seydoux-Christie, a indiqué que ce résultat illustre «un affaiblissement de notre tradition humanitaire, et montre un manque de solidarité envers ce qui se passe dans des pays en crise».

Pour sa part, Céline Amaudruz, députée UDC (droite populiste), a salué le résultat du référendum, assurant que 9 personnes sur 10 demandant l’asile en Suisse, le font pour «des raisons économiques».

Pour Isabelle Moret, députée PLR (Parti Libéral), qui a soutenu le renforcement des mesures, les requérants d’asile qui viennent en Suisse pour des motifs économiques et non politiques, auront ainsi un «signal clair». Ils sauront qu’ils ne peuvent plus «venir pendant une période de 4 ans en Suisse», la durée moyenne actuelle pour l’examen d’un dossier, et être pris en charge pendant cette période, avant d’être renvoyés.

La députée socialiste Ada Marra, qui a mené le combat contre ces mesures, s’est déclarée surprise. «L’ampleur du ‘oui’ à ces mesures est impressionnante, on s’attendait à perdre», mais pas avec un tel score, a déclaré la députée.

La révision de la loi a pour but de raccourcir le délai de traitement des dossiers à quelques mois, au lieu de quelques années actuellement, en raison de la multitude des recours possibles.

Actuellement, quelque 48.000 personnes sont dans la procédure d’asile en Suisse. Ce nombre tient compte des 28.631 nouveaux arrivants en 2012, un chiffre record depuis 1999. Seuls 11,7% des requérants ont décroché l’asile en 2012, après des années d’attente.

La Suisse accueille aujourd’hui proportionnellement 4 à 5 fois plus de réfugiés que la France, l’Allemagne ou l’Italie.

En 2012, les requérants d’asile en Suisse provenaient principalement d’Erythrée, du Nigeria, de Tunisie, de Serbie et d’Afghanistan.

Parmi les principales dispositions de la révision, figure la suppression de la désertion comme motif pour demander l’asile, une disposition qui concerne essentiellement les Erythréens. En outre, il n’est plus possible de demander l’asile dans une ambassade suisse à l’étranger.

La Suisse était le seul pays en Europe à offrir cette possibilité aux requérants d’asile.

D’autre part, la révision de la loi limite le regroupement familial des demandeurs d’asile, qui est désormais limité au conjoint et aux enfants.

Des centres pour requérants «récalcitrants», qui ne respectent pas l’ordre public suisse, vont également être mis en place.

Pour le député UDC Guy Parmelin, les débats en Suisse ont été marqués ces derniers mois par les questions liées aux requérants d’asile délinquants, et aux requérants «économiques», et expliquent le résultat du référendum.

En 2012, selon des statistiques officielles, les infractions commises par des requérants d’asile en Suisse ont augmenté d’environ 38%.

Les citoyens suisses ont bien compris que s'ils voulaient continuer à développer une politique d'accueil pour les gens qui en ont vraiement besoin, ils ne pouvaient plus accueillir tout le monde, notamment ceux qui " comme par hasard" avaient choisi de se mettre à l'abri des rigueurs de la justice de leur pays en confédération helvétique, plutôt que dans le pays le plus proche. Notamment pour pouvoir continuer à développer une polirique sociale au bénéfice de sa population d'origine, qui , comme dans toute l'Europe, s'appauvri de plus en plus.