27/05/2016

La directive Bolkenstein...

c'est déjà moche: elle permet à des entreprises de chez nous d'employer au rabais des travailleurs issus de la Communauté Européenne, par exemple des syldaves ou des bordures à des tarifs ridicules, sans qu'ils compensent le chômage qu'ils créent chez nous par des lois sociales ou des impôts, puisqu'ils sont payés dans leur pays d'origine par une " société sous-traitante "

En plus, comme ils sont mal payés et que de toutes façons, ils n'ont rien d'autre à f.... , ces braves gens travaillent 50 à 60 heures/semaine, histoire de pouvoir bouffer dans notre pays, forcément plus cher que le leur.

Donc, ils ne génèrent pas 1 poste de chômeur/ouvrier, mais bien 1 et demi.

Mais , il ne faut pas croire que tout est roses et violettes dans leur pays:

Lisez par exemple à quel régime de travail forcé sont réduits des travailleurs Nord Coréens en Pologne dans les grands chantiers et les chantiers navals: ils sont nourris, logés " à la coréenne", ne touchent pas leur salaire en Pologne. Mais bien un salaire Nord Coréen en Corée du Nord.

Si ça ne suffisait pas: cette combine permettrait à 2 milliards de dollars /an de rentrer en Corée, nonobstant les embargos mis en place.

Et apparemment, l'inspection du travail polonaise ne peut pas y faire grand chose:

Des Nord-Coréens soumis au travail forcé, au coeur même de l'Union européenne ? Ça paraît difficile à croire. Et pourtant, une enquête de VICE a trouvé des preuves montrant que des Nord-Coréens sont forcés au travail en Pologne. Leurs salaires semblent passer par tout un réseau d'entreprises pour finir dans les poches du Parti des travailleurs de Corée.

VICE a eu accès à des documents confidentiels tels que des contrats de travail, des certificats de paiement, des registres de noms, des copies de passeports, et des extraits d'une liste de personnes qui a été sortie clandestinement de Corée du Nord. Ce dernier document indique qu'une entreprise polonaise pourrait être dirigée par un membre haut placé de l'armée nord-coréenne.

Cette enquête a été motivée par la mort d'un Nord-coréen qui travaillait comme soudeur sur un gros chantier naval dans la région de Varsovie. ll souffrait de brûlures sur 95 pour cent de son corps. L'accident est arrivé parce qu'il n'avait pas de protections adéquates et parce que l'on ne respectait pas les procédures de sécurité. C'est ce que nous a dit, Tomasz Rutkowski, inspecteur du travail en charge de ce chantier.

 

https://news.vice.com/fr/article/du-cash-pour-kim-comment-des-nord-corens-se-tuent-la-tache-en-europe

Ah oui ! Dernier détail: si vous êtes travailleur Nord Coréen en Europe, évitez d'y avoir un accident !

 

 

13/03/2016

Déficit budgétaire ? Quoi d'étonnant ?

Ca y est, le scandale éclate, consacrant définitivement l'incompétence et le manque de volonté politique du gouvernment actuel et de ceux qui l'ont précédé.

Vous vous souvenez probablement de notre article du 2 mars 2015, qui s'appelait Nostra Culpa où nous demandions au lecteur de nous excuser d'avoir sous-estimé l'importance économico-catastrophique des travailleurs détachés en Belgique dans le cadre de la directive Bolkenstein ( 1996 ) ( http://democratie-nouvelle.skynetblogs.be/archive/2015/03/02/nostra-culpa-8394396.html ).

Et bien, nous avons entendu Marianne Thyssen, commissaire européen ce dimanche matin dans le cadre de l'émission " européenne" de la première/RTBF.

Voilà l'ampleur de la catastrophe:

il y aurait, rien qu'en Belgique 160.000 travailleurs détachés à des prix défiant toute concurrence.

Un ferronnier d'art de Florenville expliquait qu'il perdait des marchés car il était 2,5 X trop cher ( son métier implique 85 % de main d'oeuvre ) et qu'il recevait régulièrement des offres de " sous traitance " à 10 euros de l'heure brut + 2 euros de traducteur + 1 euro de logement.

Un peu d'arithmétique:

Déjà nous nous posons la question de savoir dans quelle conditions on est logé pour un budget de 160 euros/mois, à moins de s'entasser à 3 ou 4 dans une chambre d'étudiant !

10 euros brut de l'heure, cela représente 6 euros nets à 160 heures/mois, ce n'est pas suffisant pour vivre décemment et envoyer de l'argent au pays. Il est bien connu que ces courageux garçons travaillent en fait 50 à 60 heures/semaine histoire de rentabiliser leur présence chez nous.

Donc, chaque travailleur " détaché " représente une perte pour l'argent public belge ( nous mettrons les impôts et la sécurité sociale dans le même pot pour faciliter la compréhension du phénomène:

1,25 chômage engendré                                                                              1000 1250
1,25 impôts et lois sociales non percues en Belgique                                  1875 2343,75
1 TVA non perçue pour cause d'envoi d'argent à l'étranger                          100 100

soit au total                                                                                                          3693,75

multiplié par 160.000 = 590 millions d'euros/mois ou 6,5 milliards d'euros / an

soit 2 X le trou budgétaire, environ 4 % du budget de l'état !

Marianne Thyssen, veut appliquer le tarif de lois sociales du pays de prestation pour rendre l'emploi de travailleurs détachés moins tentants.

Mais c'est totalement insuffisant: les salaires nets resteront quand même plus bas et ce sera encore plus de notre argent qui filera dans d'autres pays et cela poussera les employeurs réels à payer les heures supplémentaires en noir !

Et si on ajoute a çà les 700 millions d'euros que l'Europe nous accuse de ne pas avoir prélevé en impôts sur les multinationales....

16/12/2013

Pis que ce que nous pensions

De la RTBF: http://www.rtbf.be/info/emissions/article_travailleurs-low-cost-des-conditions-de-travail-dignes-de-germinal?id=8158032

En Europe, les travailleurs peuvent circuler librement. Ils seraient 400 000 travailleurs détachés à venir chez nous. C'est légal, mais il y a de plus en plus d'abus. Les secteurs concernés sont nombreux : la construction, le transport, le gardiennage, la viande ou le nettoyage… Les travailleurs "low cost" sont partout. Venus principalement des pays de l'est de l’Europe, ils touchent à peine quelques euros de l'heure et permettent à ceux qui les embauchent de casser les prix. Résultat : des milliers de faillites et de pertes d'emplois. L'Europe est-elle en train de tuer nos emplois ?

Pas le temps d'en écrire plus maintenant, mais c'est tout simplement notre chiffre de chômage ! Je vous invite à lire l'article pour vous rendre compte de l'ampleur de la catastrophe !